lundi 15 mars 2010

Vulgaires Machins - Requiem pour les sourds

La question me semblait pertinente: après un disque comme Compter les corps, est-il encore nécessaire d'écouter les Vulgaires Machins. Comprenez moi bien, je suis fan depuis depuis une dizaine d'années et bien que je ne suis pas toujours d'accord avec les propos du groupe, j'adore la remise en question et la perspective. Par contre, il est normal de se demander si après 5 disques un groupe punk-rock a toujours quelque chose à dire et s'il ne se répètera pas éternellement. "Compter les corps" marquait un changement dans l'éthique de travail du groupe et c'est en écoutant une chanson comme "Anéantir le dogme" ou "Je m'appel Guillaume" qu'on comprends que les Vulgaires Machins est le groupe rock francophone le plus important des dernières années.

Exit les cadavres, bienvenue au service religieux


Sur "Requiem pour les sourds" on y retrouve deux des éléments clés du succès des Vulgaires Machins: le sens critique et les mélodies accrocheuses, le tout couronné d'une urgence et de plus de cynisme.

Musicalement, on est en terrain connu alors qu'on oscille entre le punk-rock (Tel que témoigné par les morceaux Presque Complet et Le Mythe de la démocratie) et le rock alternatif (Parasites, Texture qui se mange). Le groupe se fait toutefois plus rapide surtout sur "Une chanson acoustique", un morceau qui pourrait se retrouver sur un disque de Propagandhi avec son introduction et la claque dans la façe de l'auditeur: Tu aimerais ça une chanson acoustique. Ce que j'aime des Vulgaires Machins c'est la précision du constat et la clareté de la critique; on ne prends pas de détours inutiles: Tu vas encore gagner à l’ADISQ, Tu vas encore bouleverser mes tantes.

Bien qu'ils récidivent sur certains points, l'évolution et la maturation des Vulgaires Machins ne cesse de m'épater: les harmonies vocales sont impeccables et on assiste à des assises musicales solidifiées tant du côté de la progression que dans les arrangements.

Oubliez "Ils disent tout haut ce qu'on pense tout bas"


Oui, vous apprécierez les qualités musicales de ce disque, mais pour que l'écoute en vaille la peine, sortez le livret et prenez le temps de lire les paroles des 13 chansons du disque. Je suis loin d'être toujours en accord avec les propos du groupe, mais, là se trouve le but de l'exercice de l'écoute d'un disque punk-rock.

Les Vulgaires Machins ont encore une raison d'être. Tant que je me sentirai interpellé par leur propos, ce groupe sera nécéssaire dans notre paysage culturel.


vendredi 12 mars 2010

Quand une chanson devient essentielle..

Wavin Flag de K'naan occupait déjà une place importante dans mes morceaux préférés de l'année 2009 et ce en plus d'être la chanson officielle de la FIFA 2010. Réunissez Pierre Lapointe, Emily Haines, Drake et le reste du "who's who" de la musique canadienne avec Bob Ezrin à la réalisation, le tout simplement pour amasser des fonds pour Haïti et vous obtenez une chanson émouvante qui prends tout son sens et qui devient un incontournable pour tous. Bon visionnement et surtout, courez immédiatement l'acheter sur iTunes.

En ces temps décadants

Buck 65 et D-Sisive dans le même projet ? Vous savez le genre de "Dream Team", comme l'équipe de hockey masculine aux Jeux Olympiques de Nagano en 1998, celle qui va nous décevoir peu importe.. En fait, je ne crois pas que ce duo va nous décevoir; en tant qu'amateur de musique, je crois même qu'à deux ils ont le potentiel de réaliser le meilleur disque de hip hop canadien de toute l'histoire. Oui, je part déjà avec des attentes avec cet union.

D-Sisive et Buck 65 s'unissent dans le cadre d'un projet ambitieux: 100 Story Building. Les deux maîtres poètes conteurs ont comme but de ramasser des histoires d'un peu partout, comme Dominique Breau mais à la place de vous offrir un spectacle chez vous, les rappeurs immortaliseront cette histoire dans une chanson. J'attends le produit final avec impatience mais en attendant, je rédige une histoire à leur envoyer, on sait jamais.

Pour ceux qui ont quelque chose à raconter: 100storybuilding@gmail.com
Site officiel du projet: http://100storybuilding.tumblr.com
Pour le reste, je vous invite à ré-écouter D-Sisive et Buck 65 au plus.......

lundi 8 mars 2010

Radio Radio - Belmundo Regal

En 2008, la francophonie entière découvrait Radio Radio, à l’époque du quatuor hip hop/électro acadien dont les membres proviennent de Cap-Pelé, Moncton et du fond de la Baie Sainte-Marie. Le groupe a su très bien joué ses cartes : la puissance des beats d’Alexandre Bilodeau et de Gabriel Malenfant, l’intensité et le burlesque de Timothé Richard et la solidité des rhymes de Jacques Doucet. Après s’être démarqué auprès de l’équipe de Bonsound, des milliers de gens se sont mis à chanter «T’as pas besoin de prescription, ta troisième frippe est free » ou encore, l’hymne à la fête « Voulez vous venir dans ma jacuzzi » (À vous de déterminer si c’est à prendre au premier ou septième degré). S’en suit, un succès immense au Québec : des gros spectacles dont un spectacle aux Francofolies, des tournées, des vidéoclips qui ont obtenues une importante rotation à Musique Plus ou l’interprétation de la chanson thème du spécial d’Infoman 2008. Radio Radio était le groupe préféré des québécois alors qu’en Acadie, soit on les louangeais ou on se demandait « As-tu vraiment le droit de ne pas aimer Radio Radio ».

Le 3 mars prochain, « Belmundo Regal », deuxième album du groupe sort en magasin sous l’étiquette Bonsound Records. Le groupe, maintenant trio (Timo a quitté le groupe l’année dernière) fera face à plusieurs défis : répéter l’exploit de « Cliché hot » en restant fidèle à leur style mais éviter la redondance du chiac. De plus, le groupe doit faire sans Timo et plusieurs se demandent comment le groupe arriverait à fonctionner amputer d’un membre.

À première écoute, on sait que le groupe est passé à un autre niveau; musicalement, c’est génial. Alexandre et Gabriel poussent les beats à un tout autre niveau. Le disque à plus de sonorités avec l’électro qu’avec le hip hop, ce qui est loin de me déplaire. Les références à la Baie Sainte-Marie me feront toujours rire jaune : réussir à ploguer « Télé-Clare » (La télévision communautaire de la Baie Sainte-Marie, reconnue pour diffuser des annonces communautaires avec la radio communautaire en arrière-plan), c’est toujours fort. Ce qui m’impressionne, c’est que Radio Radio réussi à combler aisément le vide que Timo a laissé alors que Jacques, Alexandre et Gabriel s’échangent les rimes et les répliques. Les textes sont également très solide et s’aventurent dans la critique sociale, comme sur Dekshoo ,« J’marchons pour des causes mais j’croyons rien du tout ». L’ajout de cuivres sur certains morceaux est également un bon coup et comble un vide musical. Rendu à « Guess what? », la cinquième chanson, le verdict s’annonce : on a à faire à un disque solide avec peu de failles. Je doit donner ça à Radio Radio : le groupe sait créer des chansons qui s’agencent à vos soirées les plus folles et qui sont surement plus aptes à vous faire la fête que l’île Coors Light.

Ce qui est certain, c’est qu’encore une fois, Radio Radio fera rire et danser des milliers de personnes, préparer vous à gueuler « Dekshoo » à répétions lors de vos sorties ce printemps.

Le grand retour de Tounes et Musique sur la blogosphère

Et voilà, j'attendais ce moment autant que vous, le grand retour de Tounes et Musique sur la blogosphère. Oui, j'espère que vous avez remarqué cette absence prolongée, c'est ce qui arrive quand on est dans des boîtes et qu'on s'habitue à un tout autre rythme de vie. Rajoutez à tout cela des engagements et tenir un blog est devenu le moindre de mes soucis... Jusqu'à aujourd'hui car oui, chers lecteurs, je suis de retour sur cet espace intemporel qu'est le web.. Assez d'explications, parlons de tounes et de musique...

Hier a eu lieu la remise de prix des East Coast Music Awards où Blou a remporté le prix d'enregistrement francophone de l'année. On m'a demandé à plusieurs reprises de commenter cette nouvelle, chose que je n'ai pas pu faire dû à certains engagements entre moi et des partis de cette histoire. Par contre, j'aimerais profiter de cette occasion pour vous inviter à vous procurez un des disques en nominations dans cette catégorie notamment Adélaïde de Pascal Lejeune, Y'a un train qui s'en vient de Joseph Edgar et Prise Deux de George Belliveau.

La prochaine brève est une nouvelle qui fait le plus grand bonheur de l'amateur de punk-rock en moi; la formation Bad Religion offrira sous peu un album live en téléchargement libre en guise de célébration de leur 30e anniversaire d'existence. En s'abonnant à liste d'envoi du groupe, d'ici quelques semaines, vous recevrez un lien qui vous permettra de télécharger ce disque. Ce n'est pas tout, on y retrouvera de nouvelles chansons... Oh que oui, je le veux !

Pour en savoir plus d'avantage: http://www.badreligion.com/mailinglist.html