lundi 28 septembre 2009

The Johnstones: Sexy Motherfuckers

Originalement publié le mercredi 18 juin 2008


The Johnstones est un groupe qui a compris beaucoup de choses par rapport au marketing musical: Les chansons catchy et jamais revendicatrices, les tournées avec des groupes tous aussi différent (Streetlight Manifesto et Hedley par exemple..) dans des lieus différents (Bars, Salles All Ages et même gros Arénas) devant des foules autant diversifiés et finalement, la carte de visite (le EP Sex en vente à 5$ à leur concerts..). Toutes ces choses permettent de comprendre que The Johnstones a tout ce qu'il faut pour percer et devenir un des groupes les plus populaires du Canada. La peur de "seller-out" n'est pas présente dans l'attitude du groupe mais le désir et le plaisir de jouer la musique qu'ils veulent jouer y est.. Cet élément semble faire la différence entre les Johnstones et les autres groupes du style au Canada.

Le commun des mortel va trouver l'humour très juvénile, la musique plutôt commercial et leur attitude très prétentieuse. Une fois ces détails surmontés, il reste un pop-punk-ska très efficace. Si c'est pas assez convaincant, on arrive devant des bêtes de scène qui semblent autant à l'aise devant une foule venue voir un des plus gros groupes ska au monde (Streetlight Manifesto) que devant les pré-adolescentes et leurs parents venus voir le groupe de l'enfant chéri de Canadian Idol, Jacob Chosebine.. De l'énergie, ce groupe là en a et se montre très efficace en concert. Très bonne interaction avec la foule, excellente complicité entre les membres et beaucoup d'humour, typique à la formation d'Ajax en Ontario.

Après Word is bond, premier album du groupe à tendances très ska mais mélangeant pop-punk, hip hop et musique des années 80, le groupe a sorti SEX il y a déjà quelques semaines. Cet EP semble faire le lien entre Word is bond et le prochain album du groupe. Tout est là, des structures musicales simples mais encore une fois mélodique, le savant mélange des styles musicaux, les harmonies vocales et tel que mentionné au début, pas cher. D'ailleurs, selon les membres, Sex semble se vendre à un rythme démesuré lors des concerts, ce qui est tout à l'honneur du groupe.

Dans le cas de ce groupe, il ne faut surtout pas s'arrêter devant leur popularité et le côté commercial de la chose. Bien évidemment le groupe n'est pas plus punk qu'il faut et ne plaira jamais au plus hardcore des punks. Sur internet certains semblent prendre plaisir à les critiquer de fond en comble, ils ont tous tort de toute façon.. The Johnstones n'est pas un groupe associé à une école de pensée, c'est tout le contraire, jouer de la musique pour jouer de la musique et saisir les opportunités, punk rock or not punk rock.. J'ai jamais compris pourquoi selling-out était un critère pour juger de toute façon..

http://www.myspace.com/thejohnstones

The Flatliners - We are the dead generation

Originalement publié le vendredi 20 juin 2008


"What do you do when doing what you love gets you nowher..", phrase clé de l'album The Great Awake des Flatliners. Chris Creswell, chanteur et guitariste place la phrase en perspective: de nombreux décès dans l'entourage des quatre membres du groupe, la bullshit générale de l'industrie de la musique bref, de quoi justifier aux "fans" l'évolution du groupe ska-punk extraverti à un punk rock introverti sur ce qui l'entoure.

Les commentaires demeurent un peu trop clichés quand les gens parlent des Flatliners. Les mentions sur leur jeune âge reviennent souvent (La moyenne d'âge étant 20 ans) mais c'est un détail car le groupe existe depuis 2002, la très grande majorité des groupes ne franchissant pas la marque de la demi-décennie. Voilà ce qui explique grandement l'évolution soudaine entre les deux albums car le groupe avait déjà quelques années d'expériences avant de se faire remarquer par Stomp Records. Le groupe remis sur le marché leur premier disque Destroy to create, un des meilleurs disques de ska-punk qui a pu sortir du Canada, ce qui créa un très gros buzz autour du groupe. Fat Mike a entendu quelques chansons et leur a lancé l'invitation de sortir leur prochain disque sur Fat Wreck, invitation acceptée. Le groupe passa 5 mois à enregistrer cet album et avait travaillé sur environ 40 chansons.

The great awake est un album quasi-parfait. C'est surtout un disque honnête, quasiment une sorte de bilan du temps qui s'est écoulé depuis la sortie de Destroy to Create, comme Chris l'a mentionné "Beaucoup de choses se sont passés depuis Destroy to Create.." . "What do you do when doing what you love gets you nowhere?" il fini par répondre "You write songs..". C'est dans cette optique qu'il faut écouter The Great Awake. Que ce soit "Mother theresa chokeslams the world" avec le puissant "We're tired of waiting", "This Respirator" qui relate la vie de tournée ou Eulogy, un hommage à un être disparu mais avec espoir. Le groupe joue la carte hardcore sur This is Giving Up et celle plus progressive sur la dernière chanson "KHTDR", qui mélange punk, reggae et même des cuivres. July! August! Reno! débute le disque avec "Wake up and welcome to the realisation that it's over for everyone" et KHTDR le termine "Fade to black our tommorows"

La sincérité en musique prend soudainement une direction qui n'est pas celle de la culture populaire..

Stop, drop, n skank - Ska's not dead

Originalement publié le lundi 23 juin 2008

Y'a toujours de belles découvertes dans ce que je découvre en musique; des groupes qui ne sont pas qu'un trip estival, des groupes dont la démarche dégage l'authenticité et les groupes qui sortent de nul part et entrent aussi subtilement dans le paysage musical. Stop, drop n skank, groupe Ska Torontois s'inscrit clairement dans ces catégories. Tout d'abord, une seule écoute ne suffit pas pour apprécier tous les arrangements, toute la complexité de cette formation qui comprends 7 membres.

Ma grande surprise à l'écoute de ce EP fut de me demander pourquoi ce groupe n'est pas plus connu qu'il faut au Canada. Autant que la formation s'inscrit dans le Ska, ce EP est un heureux mélange des genres avec Punk, Ska, Rock, Hip Hop. Ajoutons les harmonies vocales homme/femmes, certains des morceaux les plus catchys depuis longtemps dans le ska. Pourtant, même si on reste dans le Ska, les styles se distinguent. Stay the night est un morceau qui se rapproche plus des Specials que des Mad Caddies et Hungover s'incrit dans ce qui s'est fait de mieux dans la troisième vague de ska. En fait, sans tomber dans un délire, cet EP a le potentiel de paver le chemin à une 4e vague de ska. Ce vent de fraîcheur est génial!

Cette carte de visite est vite aussi. Je ne crois pas que 23 minutes est assez pour saisir toute la subtilité de l'univers de Stop, drop n' skank. Toutefois, ces 23 minutes sont fortes, intenses, rapides. 23 minutes justes assez redondantes pour nous éviter d'être dépayser. Chacune des 7 chansons a le potentiel de devenir un succès, chacun des musiciens est en pleine forme. La section des cuivres me rappel Streetlight Manifesto, ce qui est loin d'être un défault..

On ne peut qu'espérer avoir un long-jeu et des tournées de cette formation qui viens de faire ses preuves haut la main avec ce EP. Je n'ai qu'un reproche à leur faire: en attendant tout ça, il nous reste que leur myspace..