Le premier album du groupe Torontois "Isle of thieves" (Paru en 2008), Only Human, ne sera certainement pas considéré comme celui qui ré-invente la roue du pop-rock. Au contraire et c'est tout à leur honneur, le groupe présente un disque solide de dix chansons qui explorent le new wave, le rock, la pop et le punk rock. Musicalement, on ne peut espérer mieux ; les arrangements sont solides et la section rythmique est très forte, c'est accrocheur. Je ne peut m'empêcher de dénoncer une certaine redondance qui s'installe après quelques chansons. Les paroles abordent en général la désillusion, surtout sur le plan social. Il y a également "Love Artificial" qui dénonce une certaine "robotisation" de l'être humain et l'illusion des abus, un morceau critique intéressant. C'est un vent de fraîcheur que d'éviter les clichés de ce style musical. Le moment fort de ce disque est sans contredit "Hollywood (Cleft lip)", le premier morceau et le premier single du disque, qui surpasse toutes les autres chansons.Sommes toutes, il s'agit d'un bon premier album qui nous montre ce dont ils sont capables. On ne peut espérer que ce groupe gagne en maturité et en diversité, c'est fort prometteur.